C'est qui ça ?

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Ils ne sont pas collègues, mais ils sont passionnants. Méfiez-vous, parmi eux se cachent des membres de la Grande Maison Educ Nat !
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Jeudi 31 janvier 2008
5 mois. Il  a fallu cinq mois pour que nous trouvions notre rythme avec les élèves. 5 mois à rabacher les mêmes  phrases :

  • on lève la main avant de parler
  • on ne dit pas "putain" en cours
  • on ne se lève pas de manière intempestive pour aller parler avec la voisine à l'autre bout de la salle,
  • on fait les exercices même si on n'a pas envie,
  • on attend que le prof dise de s'assoir avant de se vautrer sur sa chaise etc.
Maintenant, j'arrive à quelques bonnes surprises. Mes élèves rectifient d'eux mêmes leur vocabulaire lorsqu'ils s'exclament en cours. Nous avons même nos "private jokes" : au lieu de dire "putain", ils ont pris l'habitude de dire "juste ciel". Ca les faisait rire au début, nous en avons fait un jeu et depuis, ils prennent le truc tous seuls.

Bon, il faut encore leur dire de se taire. Mais ils obéissent plus vite ! Maintenant, je n'ai plus besoin de batailler pour qu'ils enlèvent leur bonnet et leur MP3 en cours. Il me suffit de faire un signe vers leur tête ou leur oreille avec un sourire et ils comprennent tout de suite !

J'ai l'impression d'être dans un état de grâce en ce moment. Tout fonctionne. Même mes zouaves du mardi arrivent à bosser pendant près de deux heures. Soyons honnêtes, les 10 dernières minutes sont difficiles. En début d'année, c'est les 110 dernières minutes qui étaient infernales ! Alors j'en profite. Je fais des réserves pour les moments plus durs qui ne manqueront pas d'arriver ! Béatitude !

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par BBK.mel publié dans : au fil des jours communauté : La communauté pédagogique
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Mercredi 30 janvier 2008

Ils ne se bécotent pas sur les bancs publics, bancs publics, bancs publics, mais sur ceux de la cour. Ils se sont rencontrés dans la classe. Ils se sont retrouvés par hasard côte à côte dans un cours. C’était en début d’année. Depuis, ils ne se lâchent plus. On les voit toujours ensemble, main dans la main, yeux dans les yeux, dans la cour, dans les cours. On est presque obligé de leur dire de se lâcher la main pour prendre un stylo ! Bref de vrais tourtereaux.

 

Il faut dire qu’elle a de quoi faire tomber amoureux tous les garçons du lycée. Ce n’est pas forcément une bombe au sens bimbo du terme, mais une jolie fille toute simple. Elle n’a rien du clinquant de beaucoup des filles de son âge. Elle n’a pas de vêtements voyants, elle ne parle pas fort, elle n’est pas blonde décolorée, elle n’a pas THE frange qui tue, bref, elle n’a rien des prétendus critères de séduction en cours au lycée.

Elle est toute mince, toute fluide. Elle entre toujours discrètement dans la salle. On ne l’entend jamais. Elle parle peu, et lorsqu’elle bavarde, on le devine à peine. Rien qui fait qu’on la remarque. Certes, son travail ne la fait pas remarquer non plus, en tout cas, pas en positif. Elle est mauvaise en cours. Ou plutôt, elle ne fout rien. Elle se contente d’être là, posée sur sa chaise, comme une fleur dans un champ. Mais comme elle n’est pas embêtante, pourquoi la brusquer ? On a assez à faire avec les zouaves du reste de la classe.

 

A côté d’elle, il ressemble à un grand chien. Il la suit comme un toutou, partout. Il ne peut pas passer cinq minutes sans elle. Il en arrive même à faire des heures en plus pour être assis à côté d’elle en cours. Car évidemment, le destin contrarie toujours les amours et a fait qu’ils ne sont pas dans le même groupe. Alors forcément, ils passent certains cours chacun de leur côté. Il a bien essayé de changer de groupe, mais la direction n’a pas voulu réunir les amoureux. Il a essayé de négocier avec les profs, on accepte parfois, mais on n’a pas le droit.

Il est raide dingue de la demoiselle. Il a fêté sa première semaine avec elle, puis leur premier mois, puis leurs trois mois ensemble etc. Il panique dès qu’il ne la voit pas. Il en arrive à faire des conneries : il accompagne un camarade à l’infirmerie, plante le copain seul et va la rejoindre dans la cour. Il a les larmes aux yeux dès qu’elle ne veut pas le suivre dans son groupe, alors que lui la suit dans le sien. Il arrive systématiquement en retard parce qu’il veut rester avec elle le plus longtemps possible. Sans elle, il n’est qu’un tas posé sur la chaise, sans envie, sans entrain, sans travail.

 

Il y a quelques siècles, on dressait des autels à la gloire de l’aimée. Il lui a fait un blog rien que pour elle. Un skyblog où il répète sur tous les tons son amour pour sa douce. On est attendri, on se rappelle nos jeunes années et nos premiers amours. On les trouve charmants, mignons, émouvants. On se dit que c’est toujours beau le premier amour. On se rappelle que c’est celui que l’on croit éternel, celui que l’on n’imagine pas voir finir, celui qui fait si mal lorsqu’il s’arrête. On se dit que ça n’arrive qu’une fois ces amours adolescentes, qui transcendent tout, le temps, l’espace, le système. On devient alors complice de ces deux amoureux : on ne râle pas trop lorsqu’ils arrivent un peu en retard. On les laisse se tenir la main en cours. On le laisse venir avec elle dans les TD où il n’a rien à faire. Et puis on apprend qu’elle avait le même comportement l’année dernière. Avec son amoureux de l’année dernière. Son toutou de l’an passé. Et du coup, ça perd un peu de son charme…

par BBK.mel publié dans : Portraits
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Mercredi 30 janvier 2008
Message transmis par le CPE. Je fais donc suivre.

Alors que tout devient payant, il existe encore des lieux de liberté, mais pour combien de temps. Alors allez voir sur le site en lien, et signez la pétition !

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article59789

par BBK.mel publié dans : humeur
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Mardi 29 janvier 2008
Je me pose des questions. Si, si, ça m'arrive de temps en temps. Je me demande si ce que je fais est bien ou pas. Et si non, que faudrait-il faire ?

Je m'explique. Carmen est passée en commission éducative et disciplinaire. Elle y était venue seule. A l'issue de la commission, elle a été exclue trois jours avec obligation pour elle de revenir accompagnée de ses parents. Lesdits parents, en plus d'être absents lors de la commission, ne sont pas joignables. Nous n'avions qu'un numéro de portable, il ne marche plus. Impossible donc de les joindre d'une manière ou d'une autre. J'avais réussi à les rencontrer en début d'année, parce que j'étais allée les voir chez eux. Sinon, impossible.
Donc, nous avions demandé à Carmen de ne revenir au lycée qu'accompagnée. Le jour de son retour prévu, pas de Carmen. Le papa est en déplacement, la maman ne peut pas bouger de chez elle, attendu qu'elle a des enfants en bas âge dont elle doit s'occuper. Lundi, Carmen arrive en cours, seule. Elle est immédiatement dirigée vers la salle de permanence où elle passe la matinée à gribouiller sur son classeur. Je la croise donc là en fin de matinée. La CPE me dit qu'elle va voir avec la direction, savoir s'il faut la réintégrer en cours ou pas, bien que ses parents ne soient pas venus comme c'était exigé.

Je ne travaille pas le lundi après midi. Je n'ai donc pas su ce qui s'était dit. Par contre, je commence ce matin les cours avec la classe de Carmen. Ma star se pointe en cours à 8 heures. Elle me dit qu'elle a eu l'autorisation de revenir. Pas le temps de passer à la vie scolaire, le pro adjoint ne m'ayant rien dit le matin, je suppose que c'est vrai. Une demie heure après, la CPE débarque et embarque ma gitane. Les parents n'étant toujours pas venus, elle ne doit pas revenir en cours. Et Carmen rentre chez elle dégoutée.

Alors je m'interroge. Qu'est ce qui est le mieux ? Appliquer une sanction, aussi absurde soit elle, dans sa version jusqu'au boutiste ? Laisser une chance à la gamine qui ne doit pas payer les pots cassés pour ses parents ? Elle est livrée à elle-même. Elle a affronté seule la commission éducative et disciplinaire. Elle fait preuve de ténacité. Je ne sais que faire. Alors avant de partir, je lui ai donné tous mes cours pour qu'elle puisse rattraper ce qu'elle a loupé. On ne peut pas la réintégrer immédiatement, car sinon la direction perd toute crédibilité. On ne peut décemment pas laisser une gosse sur le carreau parce que ses parents ne peuvent (veulent ?) pas la suivre. Je ne sais pas quoi faire.

En tout cas, une chose est sûre : elle est peut-être chiante cette gamine, mais si elle s'en sort (ce que j'espère de tout coeur !), elle aura du mérite !

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par BBK.mel publié dans : Soyons sérieux communauté : La communauté pédagogique
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Dimanche 27 janvier 2008
C'est l'histoire d'un mec, qui est amoureux. Non pas de sa mobylette, je ne m'appelle pas Renaud. Non, il est bêtement amoureux d'une jeune femme. Une toute jeune femme. Elle doit avoir à peine 16 ans. Une jolie blonde, angélique, aux yeux bleus languissants. Lui, jeune homme de 25 ans, bien né, de bonne famille, destiné à une belle carrière, digne héritier d'un papa qui lui a transmis les meilleures valeurs qui soient pour évoluer dans le monde, se contente de la regarder de loin. Sans oser l'aborder. Elle vit seule avec son frère, qui est le curé de la paroisse. Notre beau jeune homme, appelons-le Olivier, lorgne la donzelle du coin de l'oeil, lui fait de l'oeil, sent que la demoiselle n'est pas insensible, se lance donc un jour à l'abordage. Enfin, il daigne lui adresser deux mots. Il trouve en face une jolie rougeur sur les joues et du répondant. Pas d'hésitation, il veut l'épouser. Directement. Sans passer par la case essayage avant l'heure. Ceci dit, avec un frère curé, elle n'a pas intérêt à pêcher, le frangin veille au grain.

Le papa du jeune homme voit rouge. Quoi, son unique rejeton veut épouser une demoiselle venue d'on ne sait où, sans pedigré, sans ressources ?! Quelle honte. Mais notre Olivier est amoureux. Fi de ce que pense Papa, il épouse la donzelle. Le papa ayant l'élégance de décéder rapidement, il laisse la place au fiston qui peut installer sa dulcinée à la tête de la maison. Le frangin ayant eu la décence de disparaitre avant le mariage, rien ne s'oppose donc à ce qu'elle devienne la première dame de la région. Et l'ange blond tient toutes ses promesses ; elle fait bonne figure, tient son rôle à merveille. Une parfaite maitresse de maison.

Mais les histoires d'amour finissent mal, en général. Le jeune mari croyait qu'il avait épousé une vierge délicate ; il découvre un jour qu'il couche avec une criminelle. Cette femme, cette jeune fille (n'oublions pas qu'elle est très jeune) a un passé chargé, voire même un sacré passif ! Le mari est furieux. Il a été trompé sur la marchandise, bafoué dans son honneur et pire que tout, trahi dans son amour. Pas de rate, il pend illico la demoiselle à un arbre, quitte son logis et disparait de la circulation. On le croit mort. Il l'est un peu.

Il s'engage alors dans l'armée sous un faux nom. Personne ne connait sa véritable identité. Il accepte de perdre son nom, sa réputation, son patrimoine pour se faire oublier. Devenu soldat, il se fait trompe-la-mort. Il cherche le combat, cherche le coup salvateur qui le délivrera de son fantôme, le fantôme d'un ange blond traitre et pendu. A force de chercher la mort, il devient un héros. Ce n'est pourtant pas faute de vouloir prendre des coups. Même blessé, il retourne à la charge. Mais la mort ne veut pas de lui. Alors, dès qu'il le peut, il noie son chagrin dans l'alcool, il essaie de faire fuir ses démons à coup de vin d'Anjou ou d'Espagne. Mais rien n'y fait. Le fantôme ne veut pas partir.

Il finit par apprendre à vivre avec l'ombre de sa femme pendue. Et puis un jour, cinq ou six ans après cet épisode douloureux, il la croise à nouveau. Il la croyait morte, pendue, elle est vivante, riche, élégante, grande dame. Elle est veuve d'un riche anglais. On l'a croit d'ailleurs anglaise, puisqu'elle parle à la perfection tant le français que l'anglais. Elle est devenu quelque peu espionne, intriguante, et toujours criminelle. L'ange blond est devenu démon. Alors, à partir de l'apparition de ce diable blond, Olivier verra son monde s'écrouler. Petit à petit, pendant les trente ans qui vont suivre, il deviendra spectateur de la lente désintégration de tout ce en quoi il croyait. Même une fois le démon éliminé, il continuera à perdre sa foi dans le système, dans les autres, dans tout son système de valeur.

Voilà bien une triste histoire. C'est celle d'Olivier Comte de la Fère, inspiré à Dumas par
Armand de Sillègue d’Athos et d’Autebielle, plus connu sous le surnom d'Athos. Et pour connaitre mieux ce personnage, en dehors de relire les trois épisodes de la trilogie des trois mousquetaires, on peut aussi savourer "Pour saluer le Comte de la Fère" de Christophe Van Rossom, qui nous explique pourquoi la figure d'Athos est entré dans notre imaginaire collectif. 30 pages à peine de pur bonheur pour qui s'intérêsse aux trois mousquetaires ! Bonne lecture.

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par BBK.mel publié dans : le coin lecture communauté : ♦ Lecture pour tous ♦
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Samedi 26 janvier 2008
On connait tous cette pub...



On sait tous qui la chante...



Mais connaissiez vous ce produit dérivé là ?



Et celui là ?



Aller, un petit dernier pour finir !

par BBK.mel publié dans : Raaahhh ! communauté : Humour de tout genre
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Vendredi 25 janvier 2008

Un prof, théoriquement, doit être neutre vis-à-vis de ses élèves. Théoriquement. Malheureusement (ou heureusement !) le prof est un humain comme un autre. Avec ses goûts, ses couleurs, ses amours et ses haines. On essaie de passer outre ces états d’âmes, fort peu à propos dans une classe, mais on ne peut pas totalement lutter contre. Le meilleur moyen que j’ai trouvé de ne pas me laisser influencer par mes amitiés et mes inimitiés est de fixer des règles précises et de m’y tenir, qui que soit l’élève qui les transgresse.

 

Vous vous êtes bien rendu compte, en lisant mes petits mots, que j’appréciais un certain nombre des schtroumpfs présents devant moi, que ce soit Carmen, Jo, Ludivine, Momo, Nadia et les autres. Il y en a que je déteste cordialement. Je ne  tiens pas trop compte de mes sentiments, mais je n’y peux rien, les voir me déplait. Il y en a que j’apprécie mais qui m’énervent prodigieusement en cours. Et puis il y a mes préférés. Ceux que j’apprécie malgré tout. Même quand ils m’embêtent.

 

Il y a Louis (rien à voir avec le Louis des histoires policières, mais le surnom que je lui donne est inspiré malgré tout de l’auteur des aventures de Martin !). Il n’est plus en cours. Il est parti. Mais je le regrette. Pourtant, c’était un gamin qui dormait ou bien qui déconnait en cours. Mais qui est incapable de me ressortir le moindre mot de ce que j’ai pu lui raconter pendant les heures passées en classe. Et pourtant. C’est un môme attachant. Attachant du genre angoissant : alcool, automutilation, absentéisme chronique… Un vrai régal pour les CPE et l’assistant social ! Le premier à qui j’ai donné mon adresse MSN avec autorisation de s’en servir autant qu’il veut pour me contacter.

 

Il y a Tabata (rien à voir avec la star du porno). Elle aussi a une grande gueule. Elle aussi peut mettre une ambiance de m… dans une classe lorsqu’elle s’énerve. Elle me fait parfois penser à la morue (voir bestiaire). Allez comprendre pourquoi je me suis attachée à elle. J’apprécie son avis. Je l’ai vu évoluer depuis le début de l’année, de la grande gueule de départ, qui me disait « Wouaich, madame, j’peux pas changer d’vocabulaire », à une jeune fille pas encore capable d’être vendeuse dans un magasin de luxe, mais qui fait attention à ne pas sortir trop souvent « putain » dans ses phrases et qui arrive à se concentrer plus de 45 minutes d’affilée. Chaque fois que nous entrons en cours, nous avons toujours un regard pour dire « je suis contente de te (vous) voir ».

 

Il y a Laurie, p’tite nana dans une phase très difficile chez elle, qui a du mal à se concentrer, qui considère l’école comme un lieu où elle peut évacuer le stress vécu chez elle ; alors elle devient girouette, tourne dans tous les sens, incapable de se fixer, incapable de se poser.

 

Il y a la murène (toujours dans mon bestiaire), très agressive, sur la défensive. Et elle s’ouvre de plus en plus, elle commence à sourire, à regarder en face les gens quand elle leur parle. Elle se met à bosser. On peut lui faire confiance. Et pourtant, je crois que c’est la première que j’ai du virer de cours en début d’année.

 

Il y a Laurence, toujours enthousiaste, toujours partante pour tout. Un vrai plaisir de parler avec elle, du cours, de son avenir, de la façon dont elle voit la vie.

 

Il y a Tom, un peu gothique, un peu space sur les bords. Mais avec qui je parle livres, avec qui nous pouvons échanger autre chose que des « tais-toi et travaille ! ».

 

Ce sont ces quelques uns là qui font que j’ai toujours un grand plaisir à aller en cours. Ils sont en fait ma part d’humanité au milieu de mon statut figé de prof.

par BBK.mel publié dans : au fil des jours communauté : La communauté pédagogique
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Mercredi 23 janvier 2008
Mauvaise nouvelle au retour des vacances : notre vieille photocopieuse qui tombait en panne tous les quatre matins a été changée. A la place, nous avons trouvé une sorte de monstre gigantesque, gargantuesque presque ! Un monstre qui ingurgite les feuilles à une vitesse folle et en recrache 30 fois plus beaucoup plus vite ! Un monstre qui est capable de faire 15 transparents sans que l'on ait besoin de mettre les originaux un par un dans la machine, pas plus que les transparents d'ailleurs (les connaisseurs apprécieront cette avancée technologique à sa juste valeur !).

Certes, le monstre prend de la place, beaucoup de place. En fait, deux fois plus que la photocopieuse précédente, qui pourtant ne faisait pas partie des petits gabarits. Ce monstre ci nous prend les deux tiers du murs. Exit la petite table sur laquelle nous posions nos tirages, tout chaud sortis de la bête ! Et puis, innovation suprème, nous avons maintenant un code (ça, nous avions déjà) et une carte magnétique. Avec un quota de photocopies. Nous sommes donc limités dans nos délires conceptuels ! Il va sans dire que les professeurs principaux ne font plus les photocopies des fiches de suivis, des notes d'information etc. Ca bouffe le quota pour pas grand chose !!

Bon OK, reconnaissons que ce nouveau joujou est plus performant. Moins bruyant. Tout aussi simple d'utilisation, malgré la carte ET le code ! Mais il présente deux inconvénients majeurs : il ne fait pas le café, et son entretien est simplifié. Mais pourquoi diable, vous dites-vous, rale-t-elle encore ?! Après tout, elle a mieux que ce qu'il y avait auparavant ! Elle ne devrait pas se plaindre ! Et ben si !! Je me plains, je m'insurge. Je suis à la limite de la révolution, là ! Parce que comme ce nouveau photocopieur marche mieux, je verrais moins souvent le petit réparateur !!

Et qu'on ne vienne pas m'accuser d'avoir généré le bourrage papier de ce matin, avec coinçage de feuilles en règle dans le B3, le A6 et le B4 uniquement pour le faire revenir ! Ce serait être mauvaise langue...
par BBK.mel publié dans : humeur communauté : La communauté pédagogique
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Mardi 22 janvier 2008
Départ  pour l'école avec  les enfants dans la voiture.
- Maman, mets la musique s'il te plait.
Je branche la radio.

Mini Schtroumpf s'exclame :
- Maman, remets la cloche s'il te plait !
- je ne peux pas, c'est laradio. C'est pas comme un CD, je ne peux pas remettre en arrière.
- Mais Maman c'est pas possible. la dame (à la radio - NDR) vient de dire que "c'est pas de la radio, c'est de la musique "!

Déjà conditionné !
par BBK.mel publié dans : paroles de schtroumpfs communauté : Paroles et rires d'enfants
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Lundi 21 janvier 2008
J'ai eu le malheur un jour de donner mon adresse msn à un de mes élèves qui avait  un souci et que je devais arriver à joindre rapidement. Traduction, toute la classe a depuis ladite adresse. Bonne poire, je n'ai pas bloqué mes contacts.

Et je me rends compte que les messageries instantanées offrent somme toute pas mal d'avantages :
  • je travaille sur l'orthographe avec mes élèves chaque fois que nous tchatons. Lorsque je leur ai fait deux ou trois fois le coup de "je ne comprends pas ce que tu dis", ils sont obligés d'écrire correctement.
  • je m'étonne de voir qu'ils ne parlent que boulot avec moi. Ils me contactent pour me demander leurs notes, si le prochain devoir sera dur ou des conneries comme ça. Aucun n'en profite, aucun n'abuse ! Aurais-je uniquement des anges en cours ?
  • le dernier avantage est que je vois s'ils sont connectés pendant les heures de cours. Je me souviens leur avoir envoyé à tous un message incendiaire un jour où ils étaient connectés au lycée, ce qui est strictement interdit par le règlement. Dans la foulée, j'ai vu tous les contacts s'éteindre. Jouissif !

big-brother-is-watching-you.jpg
par BBK.mel publié dans : Raaahhh !
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