Ballade avec Schtroumpfette dans notre librairie préférée. Pendant que la miss farfouille
pour trouver un bouquin qui lui plait, je papote avec la vendeuse :
Elle : qu’est ce que tu lis en ce moment ?
Moi : rien de spécial. Pas le temps, pas envie, rien qui me
passionne.
Elle : moi j’ai trouvé un bouquin dont je n’arrive pas à décrocher. Je suis au milieu du troisième tome et c’est passionnant.
Elle a réussi à accrocher mon intérêt. Je lui fais confiance côté livre : on en a
souvent parlé, je suis une cliente régulière de la boutique. Je ne me pose pas de question, j’achète le premier tome. Deux jours plus tard, je venais chercher les deux autres ! C’est comme
cela que j’ai découvert la trilogie Millenium…
Au départ, ce sont des intrigues policières. Nous ne sommes pas dans la grande littérature, mais dans des livres
sympas, prenants et intéressants. C’est tout ce que l’on demande aux livres, non ? Je ne vous raconterai pas les histoires, ça perdrait tout son charme. Moi, ce qui m’a fasciné, ce sont les
personnages. L’héroïne de l’histoire est un petit bout de femme complètement à part. Imaginez une Fantômette qui défend la veuve et l’orpheline. Mais rien à voir avec la Fantômette que l’on
connaît (celle du blog, comme celle des livres de Georges Chaulet). Là, nous parlons d’une Fantômette asociale, anorexique, version gothique
hard-core avec piercings et tatouages, ayant une enfance bien chargée en termes de relations avec les hôpitaux psychiatriques, mais génie de l’informatique et spécialiste en recherches et
enquêtes. En fait, un fin limier.
Elle n’est pas séduisante, l’héroïne. Elle a finalement beaucoup de choses pour déplaire.
Elle ne parle que rarement, n’a pas d’humour du tout, ne comprend rien à la musique, a ses propres règles et sa propre morale qui sont parfois très différentes des lois et des coutumes, ne fait
rien pour s’intégrer dans un monde, ne fait confiance à personne…Et pourtant, on se rend compte au fil des bouquins qu’on l’a un peu aidée à devenir sociopathe. Ce n’est plus un passé qu’elle a,
mais un passif !
Mais si elle rencontre beaucoup de détracteurs, elle a aussi ses défenseurs. J’allais dire
amis, mais c’est beaucoup pour quelqu’un d’asocial ! Parmi ses défenseurs, il y en a des improbables, comme Mickaël, journaliste économique et rédacteur en chef de la revue Millenium, beau
parleur, homme à femmes, mais un peu bouledogue sur les bords lorsqu’il s’agit de mordre à une enquête et ne pas la lâcher. Forcément, entre êtres tenaces, on finit par s’entendre. Les deux zozos
trouvent un terrain d’entente sur les terrains d’enquêtes !
Les trois livres se lisent d’une traite. Même si on peut séparer le premier des deux autres tomes, il y a une suite
chronologique et des éléments du premier bouquin se retrouvent dans les deux autres. Le seul souci majeur que je trouve avec ces livres, ce sont les noms. L’auteur est suédois, le livre se passe
en Suède. Et je n’ai aucune connaissance de la Suède. J’ai surtout un mal fou à lire et intégrer les noms ! Mais vous conviendrez que c’est un point de détail !
Ah, si, une petite chose tout de même : ne vous attendez pas à un livre policier
lissé, politiquement correct ; certaines scènes sont parfois gores…Bonne lecture !