C'est qui ça ?

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Ils ne sont pas collègues, mais ils sont passionnants. Méfiez-vous, parmi eux se cachent des membres de la Grande Maison Educ Nat !
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Lundi 5 mai 2008
Schtroumpfette fait du cirque. Non, je n'ai pas dit qu'elle faisait le cirque. Elle apprend tout ce que l'on peut faire dans un cirque (jonglage, accrobatie, trapèze etc.). Elle a un spectacle bientôt. Manque de bol, ça tombe un jour où j'ai cours. Je préviens donc mon charmant proviseur adjoint, lui expliquant le pourquoi du comment. Pas de souci, comme je m'y prends un mois à l'avance, je peux changer mes cours, les déplacer. A fortiori parce que ce sera une période où une partie de mes élèves aura pris la tangente, soi-disant pour révision intensive du BEP, certainement pour glandouiller un peu avant les épreuves.

Schtroumpfette était ravie. Enfin, sa maman pouvait se libérer. Je remplis donc mon papier que je me proposais de remettre à la fin de la semaine au PA. Mes élèves sont prévenus et ravis ...même si je leur ai prévu des heures de rattrapage. Je passe ce matin dans mon casier. Petit papier d'un format que je connais bien. Ordre de mission. Formation toute la journée avec Grand Méchant Loup...pile poil le jour du spectacle de Schtroumpfette. Pas moyen de se défiler. GML n'est pas du genre à se contenter d'un simple "je ne peux pas être là", ni du genre à accepter que l'on décale des heures pour des raisons aussi mesquines qu'un spectacle d'enfant. Même si c'est hyper important aux yeux des enfants. Même si c'est hyper important aux miens. Tout est dans le sacrifice de soi pour le boulot. La vie de famille, connait pas !

Schtroumpfette est en larmes et ne décolère pas contre GML. Et moi, je suis dégoûtée.
par BBK.mel publié dans : humeur communauté : Paroles et rires d'enfants
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Dimanche 4 mai 2008

Ayé. J’ai enfin remis à jour les liens de mes chouchous. J’en ai enlevé (pas parce qu’ils ne sont plus mes chouchous mais parce que les blogs parfois s’arrêtent ou passent en accès limité). Et j’en ai rajouté d’autres dont je vous avais parfois parlé mais que je n’avais pas encore mis dans mes liens (quelle flemmarde cette prof !). Pis j’en ai trouvé de nouveaux. Des pour qui j’ai craqué. Des dont je ne vous avais pas encore parlé mais que je vais voir régulièrement.  Revue des troupes…

 

Bordelius : il vient tout juste de recommencer son blog. Vous y trouverez « un peu de nostalgie… des anecdotes, des fictions… ». Rien que la vidéo de son tout premier article présage bien !

 

Eluise la pionne : elle est délirante, géniale, souriante, éclatante, marrante…bref, je m’éclate chaque fois que je vais sur son blog lire ses aventures de pionne de folie reine du shopping !


Charly le prof (un prof vide son cartable) : encore un prof ! Mais celui là manie la langue, le vocabulaire et une mauvaise foi de bon aloi comme pas deux. C’est un régal de lire ses aventures avec ses classes et ses mésaventures avec ses collègues, surtout féminines !


Ange Etrange : c’est une représentante de la grande maison, mais elle parle avec une telle sensibilité de sa vie de maman solo qui travaille qu’ elle est classée parmi « les autres ».

 

Le chat : voilà un chat aux 14 vies qui se prend pour Marilyn Monroe. Son blog est tout d’abord un bonheur pour les yeux (photos travaillées, textes léchés…normal pour un chat). Et puis c’est un plaisir pour l’esprit car se chat là écrit merveilleusement bien !

 

Autrui : voilà un blog qui nous parle des autres. Tous les autres. Ce sont des séries de portraits comme je les aime, touchants, poignants, émouvants.


The Pacholette Show : une pacholette, c’est une petite nana qui se prend pour une grande. Cette nana là est déjà une grande ! Et son blog, tout nouveau, est un délire année 70 très « sex and the city ». Pour les connaisseurs, c’est la suite du blog de Pivoine…

 

Petit Sushi : voilà un jeune homme intéressant. J’ai eu un vrai coup de cœur pour son blog. C’est vif, bien écrit, pétillant, ironique. Allez vite découvrir les pérégrinations d’un sushi à Paris, entre boulot intéressant-mais-prenant et vie sentimentale parfois chaotique !

Edit du 3/05 : cet article a été écrit et programmé il y a quelques jours. Samedi, en allant voir mes blogs préférés, quelle ne fut pas ma surprise de constater que Petit Sushi a fermé son blog. Comme ça, sans explication. Je vous laisse malgré tout le lien parce que j'espère qu'il ouvrira de nouveau quelque chose. J'espère aussi qu'il donnera des nouvelles, que l'on sache où on peut continuer à lire ses aventures ! Dommage !

par BBK.mel publié dans : ça déménage...!!
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Samedi 3 mai 2008

Fin d’un cours un peu complexe, un peu dur pour les élèves. L’heure a été studieuse, pas franchement rigolote. Je les ai un peu tannés, bousculés, engueulés. Ca grogne, ça râle, ça bougonne.

- J’ai encore une dernière question jeunes gens, dis-je d’un ton sévère.

Les grognements montent, mais aucun ne lève la tête.

- C’est une question importante, j’espère que vous pourrez répondre.

Je crois entendre quelques « pffffff »blasés. Voire même un « ouais c’est bon, y en a marre ». Mais ce doit être le fruit de mon imagination, ils n’oseraient pas (quoi que…) !

- Qui est sorti de la Nouvelle Star mercredi dernier ? Je n’ai pas regardé la télé.

Il y a eu un moment de silence. Ils se sont tous regardés d’un air de dire « elle déraille la prof ». Et ils ont tous parlé en même temps « ouais, Madame, c’est Sian qui est sortie ! » « Wa M’dame, qui c’est votre préféré ? » «  Aller, Madame, z’allez voter pour qui ? » « Ch’uis sur que c’est Cédric pour qui vous votez, il a votre âge » « tu plaisantes, j’espère, il est bien trop vieux pour moi ! » « waich M’dame, ça repasse sur W9 bientôt » « allez, Madame, dites nous pour qui vous votez. Moi je suis sûre que c’est Benjamin qui va gagner, il est trop beau »…

S’en est suivi tout un débat, conclu par des pronostics sur les prochaines séances de la Nouvelle Star ! Bon, ben maintenant il va falloir que je regarde les émissions suivantes pour rester au courant !

 




- Oh, t’arrêtes de me regarder, toi !

Une de mes élèves s’en prend assez violemment au poussin de la classe pour la simple et unique raison qu’il s’est retourné pour la regarder. Je l’appelle le poussin parce qu’il donne l’impression d’être le plus jeune. Un gamin avec le syndrôme du premier de la classe : celui que tout le monde déteste parce qu’il a réponse à tout et qu’il joue le rôle de l’élève modèle.

J’apostrophe la gamine en lui faisant remarquer que le poussin n’est pas le seul à la regarder quand elle répond à la question que je viens de poser. Qu’elle n’a pas à s’en prendre à lui de cette manière. Ou alors il faut qu’elle s’en prenne à tous les autres puisqu’ils la regardent aussi. Et qu’elle s’en prenne à moi parce que je la regarde.

- Mais vous, Madame, c’est pas pareil. Vous, je vous aime.


 



 

Mardi dernier, je rentre dans la cantine. Il y a un monde fou, c’est l’heure de pointe. Je cherche une collègue. Je ne prends donc pas la file et me glisse parmi les tables. A peine entrée, je me fais harponner par mes élèves.

- Ouais, M’dame, vous allez manger à la cantine ? Vous venez manger avec nous ?

- Nan, je cherche juste ma collègue…

- Au fait, M’dame, c’est pas aujourd’hui votre anniversaire ?

- Euh… si. En effet. (Mais comment diable ont-ils su ?)

- JOYEUX ANNIVERSAIRE MADAME !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Ils ont hurlé dans la cantine. Ils ont répercuté l’info aux tables suivantes. Qui ont crié à leur tour. Heureusement que le niveau sonore de la salle est tel qu’on n’entend pas grand-chose ; seul un quart de la cantine a entendu et répercuté.

- Z’avez vu Madame, on n’a pas oublié !!

Ils étaient tous fiers d’eux. Et moi je me suis pris une sacrée honte. Mais c’est la première fois que me prendre un fade me touche autant !

 




J’arrive au bahut parfois en trainant les pieds, mais j’en repars souvent avec un sourire éclatant.

par BBK.mel publié dans : paroles de schtroumpfs communauté : La communauté pédagogique
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Mercredi 30 avril 2008

Journée citoyenne au lycée. L'idée est de faire participer tous les élèves à des ateliers qui se réfère de près ou de loin au thème général et très vaste de la citoyenneté. Chaque classe passe d’atelier en atelier selon un programme défini. Les activités proposées allaient du concours de slam à la rencontre avec des associations d’handicapés, la police, des assistants sociaux, la création d’affiche, des épreuves de sport. Le tout agrémenté d’une collecte de denrées pour la banque alimentaire. Les élèves ont commencé par râler. Normal, c’est de leur âge. Puis ils se sont dit que c’était quand même cool de louper une journée de cours. Les profs ont pensé la même chose. Surtout que ça me fait une journée sans le zoo et ça, c’est appréciable.

 

Chacun s’est trouvé à un poste. Les élèves par classe, les profs soit à accompagner une classe, soit à surveiller un atelier. Et moi, je me retrouve à avoir une classe que je ne connais pas. Jamais eu en cours. Parfois croisé certains dans les couloirs, mais pour le reste, inconnus au bataillon. Leur prof principale me tope dans le couloir

- « il faut que je te briefe sur la classe que tu vas suivre !

- Pourquoi, ce sont des fous furieux ? (impossible qu’ils soient pires que ma classe de zinzins, qui a été privée de participer à la fête pour cause de boulot à finir).

- Ben y en a certains qu’il faut surveiller de près.

Je soupire. C’est encore à moi qu’échouent les trucs pas cools. Si je me fie à la première réaction de cette prof, je vais me retrouver à faire la police pendant toute la journée. De toute manière, je préfère ça à mon zoo.

 

Mais je n’ai pas recroisé cette collègue et je n’ai donc pas pu faire le point avec elle. Après tout, ce n’est pas plus mal, au moins je n’aurai pas d’apriori sur eux. Le jour arrive et je récupère mes inconnus. Au programme, petit débat sur la violence, puis rencontre avec un policier du quartier pour parler de la délinquance, suivi d’un test sur les institutions françaises. L’après midi commençait avec la rencontre de l’association des mutilés de la voix (autrement dit les gens opérés de la gorge suite à un cancer lié à la cigarette). Puis une épreuve sportive. Ca promet, ça promet.

Le premier atelier a du mal à démarrer. Les élèves ne sont pas motivés. Ils ont du mal à se lancer. Il faut dire que rien n’était prêt lorsque nous sommes arrivés dans la salle et que nous avons poireauté un quart d’heure dans le couloir. Malgré tout, il y a quelques bonnes analyses qui ressortent de ça. Mes inconnus trainent des pieds jusqu’au prochain atelier. Pfffff, semblent-ils dire, si c’est comme ça toute la journée, on va s’emmerder ! A qui le dit tu, pense-je in peto.

 

Le flic qui nous accueille dans le deuxième atelier est en uniforme. Je crains toujours les rencontres avec la police dans le cadre du lycée ; certains jeunes ont parfois des casiers longs comme le Yang Tse kiang et une aversion certaine pour tout ce qui ressemble de près ou de loin avec la maréchaussée (je me rappelle une de mes gitanes qui faisait des bras d’honneur à tous les hommes en uniforme qu’elle rencontrait). Mais le bonhomme est jeune (il doit avoir mon âge^^), plutôt sympa, ne pratique pas trop la langue de bois. La mayonnaise prend. Les gamins posent des questions très intéressés et très poliment. Et l’officier répond simplement, sincèrement. Même lorsqu’un gamin lui demande « M’sieur, c’est quoi votre gun ? » « Mon quoi ? » « Votre gun… votre pistolet, quoi ! ». Un autre savait déjà et a donné toutes les caractéristiques avant même que le policier réponde. Même le flic était impressionné par les connaissances du gamin en la matière. A partir de ce moment, la classe s’est lâchée, dans le bon sens du terme. Et le reste de la journée a été un bonheur.

 

Nous avons couru après les points qui pouvaient nous permettre de remporter la première place, soutenu ceux qui faisaient une présentation orale de leurs travaux, applaudi la performance de l’une du groupe qui a fait le meilleur score féminin du lycée à l’épreuve sportive. Hurlé de joie lorsque le groupe d’à côté a abandonné la course et la victoire de l’épreuve. Rassemblé toute la menue monnaie des uns et des autres pour aller acheter des pâtes et du riz pour la banque alimentaire. Couru partout pour aller chercher les réponses au questionnaire. Souri chaque fois que l’on se croisait. Discuté âprement pendant la séance avec le mutilé de la voix sur les conséquences du tabagisme. Confronté les expériences des uns et des autres.

J’ai vécu une super journée parmi ces jeunes que je ne connaissais pas. Je les ai trouvé enthousiastes, chaleureux, vivants, agréables, solidaires. Au moment de partir, j’ai croisé l’un des élèves de mon zoo. Et je me suis réjouie d’autant plus de ne pas l’avoir eu en cours dans la journée !!

par BBK.mel publié dans : humeur communauté : La communauté pédagogique
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Mardi 29 avril 2008

 


Le printemps a un effet dingue sur moi. J’adore cette saison. Déjà parce que les arbres sont en fleurs ou couverts de petites feuilles vert tendre. Ensuite, parce que l’on aborde la période où je travaille moins. Presque 15 jours sans les zinzins du zoo, quel bonheur. Entre les journées éducatives du lycée, les sorties scolaires, les CCF, je ne les ai plus en classe entière pendant 15 longues journées. Raaaaaaaahh (râle de la BBK qui se pâme de bonheur). Et puis, pendant quelques jours j’ai enfin pu apprécier le soleil. Premier coup de soleil (ben oui, j’ai pas encore acheté la crème solaire !), premiers après midi lézard sur le gazon, premières batailles d’eau dans le jardin des copains. J’aime ! Ca n’a pas le même charme l’été, les batailles d’eau. L’été, c’est une évidence, une normalité. Alors que fin avril, c’est une exception, un vrai bonheur. Mais le printemps n’a pas que des bons côtés. Quand on regarde bien, c’est même parfois une saison galère. Je m’explique.
 

Le printemps, tout le monde vous le dira, c’est la saison des amours. Au bahut, les couples se forment dès les premiers rayons de soleil ; on s’alanguit un peu sur l’herbe et hop, malencontreusement on rencontre le genou du charmant jeune homme qu’on lorgne depuis quelques temps. Deux coups de langue plus tard, le couple est formé. Nous voyons donc nos ados se promener dans les rues deux par deux, nos ados savent bien ce que c’est qu’être heureux. Avantage de la situation, c’est que pendant qu’ils se regardent tous énamourés, ils ne pensent pas à faire des conneries.

 

L’autre point intéressant du printemps, c’est la tenue. Dans mon coin de France, on connaît plus les gros pulls et les manteaux que les petites robes légères. Alors dès que le temps semble virer au beau, les filles virent les collants, les doudounes, les cols roulés. Vive les petits débardeurs, les jupes en toile, les sandales. Enfin, ça, c’est pour les plus courageuses. Les autres, elles ne s’y risquent pas ! Nous croisons donc celles qui s’habillent léger pour appeler l’été à côté de celles qui n’ont pas encore remisé les collants et les grandes bottes. Il y a celle qui bronzent au soleil et celles qui suent en se disant qu’elles auraient mieux fait de s’épiler ce matin pour pouvoir sortir leur gambettes à l’air et profiter de l’air du temps. Et dès que la pluie revient (et oui, chez nous le soleil ne dure pas longtemps !), les miss été se pèlent et font peau de poulet pendant que les miss hiver les narguent et remontent leur col roulé. En classe, il y a donc le clan de celles qui veulent que l’on mette le chauffage et le clan de celles qui veulent ouvrir les fenêtres parce qu’il fait trop chaud !

 

Le printemps c’est aussi la saison où l’on ressent le plus l’appel du dehors. C’est la période des sorties scolaires, des révisions d’examen. Bref, les moments où on essaie de tout faire pour ne pas faire cours. De toute manière, les élèves ne suivent plus. Une fois Pâques passé, pour eux c’est la fin de l’année. Les épreuves de BEP sont début juin, les stages de première année aussi. On sent l’appel du large. Certains commencent déjà à dire : « on ne va pas travailler, Madame, c’est la fin de l’année ! ». Il reste encore un mois et demi, mais c’est un détail ! Ca traine de plus en plus pour rentrer en cours, ça lorgne par la fenêtre en soupirant, ça commence à ne plus venir que le matin, quand l’air est trop frais pour rester à squatter sur les bancs, ou trainer en ville.

   

Et puis même les profs n’ont plus envie de faire cours. On est plus cool, plus détendu. De toute manière, beaucoup de choses sont déjà jouées : ceux qui plafonnaient à 6 de moyenne ne vont pas faire des miracles et revenir à 18. Ceux qui avaient des notes honorables ne vont pas sombrer en quelques jours dans les tréfonds du classement. Donc pas d’affolement. On boucle le programme et on entame les révisions. Même les profs les plus coriaces commencent à enlever la cravate. C’est plus tranquille. Ca se sent dans la salle photocopieuse : il n’y a plus de file d’attente devant la machine. Pas bon pour moi ça : le petit réparateur ne va pas réapparaitre de sitôt !

 



Et puis, le printemps, c’est la saison ou les loups sortent du bois. Sauf Grand Méchant Loup. Il faudrait quand même qu’il se grouille à repasser me voir, parce que dans un mois, je n’aurais plus rien à lui présenter !


 

 

par BBK.mel publié dans : Raaahhh ! communauté : Humour de tout genre
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Lundi 28 avril 2008
par BBK.mel publié dans : au fil des jours
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Vendredi 25 avril 2008

Un jour, peut-être, je serai la maman-qui-travaille idéale.


Je ne serai jamais fatiguée en rentrant, ravie de retrouver ma famille, les cris des enfants, le bazar dans leur chambre (OK, les chiens ne font pas des chats. Et alors !!).


Je ferai toujours des bons petits plats à déguster le soir, même après 8 heures de cours, une réunion, les bavardages du proviseur… Jamais je ne sortirai de surgelé du congélateur ou ne me jetterai pour la troisième fois de la semaine sur le paquet de pâtes (mais bon, on varie les plaisirs : pâtes fraiches à la sauce tomates, pâtes sèches carbonara, raviolis aux épinards, tortellinis au fromage, lasagnes surgelées…).


Je surveillerai avec attention les calories et l’équilibre nutritionnel des repas de mes enfants, en interdisant le Nutella et prônant les compotes faites maison ou le fruit frais épluché avec amour et un couteau par maman.


Mon repassage sera toujours fait après chaque lessive ; il n’y aura jamais des tas de linge que l’on planque dans la banette, au fond d’un placard pour ne pas le voir et se faire rappeler à l’ordre par les suppliques du linge froissé qui veut que l’on s’occupe de lui.


Ma cuisine ne sera jamais une annexe de mon bureau, parce que mon bureau ne sera plus jamais encombré. Jamais je n’aurais à pousser mes cahiers, mes bouquins de cours et mes copies pour laisser la place aux assiettes du diner.


De toute manière, j’arriverai à la maison en ayant laissé mes élèves au lycée : je ne parlerai pas de travail, n’aurai pas l’impression de rester en cours après 18H30. Comme je corrigerai mes copies au lycée, je ne ramènerai pas de travail à la maison et serai totalement disponible comme maman. (Dans le statut de Maman-qui-travaille idéale, il faut savoir que le lycée aussi est idéal : il y aura donc des bureaux pour les enseignants, afin qu’ils puissent travailler sereinement au sein de l’établissement et donc y rester largement plus que leurs 18 heures de cours).


Une maman-qui-travaille idéale a aussi des enfants fabuleux : jamais mes enfants ne me réveilleront la nuit pour des futilités comme un cauchemar, une envie aussi soudaine qu’irrépressible de faire un câlin à sa maman, un pipi au lit ou une soif inextinguible.


Je me coucherai tôt, pour être en forme le lendemain. Je ne resterai pas des heures sur Internet à aller lire les blogs des copains, écrire des articles, farfouiller dans Google, trainer sur les sites de ventes privées. Je ne finirai pas le bouquin que je viens de commencer et qui est tellement prenant que je n’arrive pas à le lâcher.


Et puis, la maman idéale est toujours parfaite. Je ne râlerai donc plus pour avoir mis de la couleur partout dans la salle de bain en tentant de refaire sur mes cheveux le magnifique rouge flamboyant vu sur l’emballage. J’irai chez le coiffeur.


J’arrêterai d’essayer les différents masques à tout et n’importe quoi qui existe sur le marché pour enlever les cernes puisque je n’aurai pas de cernes. Ni de rides. Ni la peau terne.


Je ne connaitrai plus le bonheur suprême de voir une tâche de chocolat sur mon chemisier au moment de partir au boulot, tout ça parce que Mini Schtroumpf a eu envie de faire un câlin au dernier moment. Les enfants de Maman-qui-travaille idéale ne mettent pas de chocolat partout. Ils se lavent les mains spontanément. Tous seuls. Autonomes.


Je ne profiterai pas du fait que les enfants soient au lit pour m’ouvrir une bouteille de champagne avec l’HommeDesBois, juste pour le plaisir (et parce que c’est la boisson locale). La maman-qui-travaille idéale se couche tôt, donc elle ne fait pas inconsidérément la fête.


Mouais. Et la marmotte, elle emballe le chocolat…

par BBK.mel publié dans : humeur communauté : Humour de tout genre
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Jeudi 24 avril 2008
J'arrive dans la salle photocopieuse et trouve notre machine en plein milieu de la salle. Je vais pour fulminer, lorsque j'aperçois le joli réparateur ! Oups ! Je refrène le "mais quel est le connard qui a bougé la photocopieuse" qui allait jaillir de ma bouche et le transforme en un charmant sourire.

Nous badinons gentiment :
les lionnes n'étant pas là, le réparateur au joli cul visage ne part pas en courant. Bon ceci dit, entre la porte et lui, il y avait la photocopieuse, la table et moi. Pas facile de fuir avec tant d'obstacles, moi n'étant pas le moindre.

Devant mon air désemparé à la vue de la machine éventrée, il me rassure : "vous pouvez y aller, la machine fonctionne" (hum, tu m'en vois ravie). Aurais-je eu l'oeil pétillant ? En tout cas, je l'ai fait rougir ! Gniarc gniarc !!! J'adore semer le trouble ! Et puis,il faut bien entretenir la réputation des lionnes du lycée, non mais !

J'ai donc fait mes photocopies tout en continuant à papoter tranquillement. Et je suis repartie en cours, ravie de l'avoir un peu troublé, repensant à la jolie rougeur sur ses joues,sans me rendre compte que j'avais fait deux fois la même copie et qu'il me manquait une page à mon cours...



par BBK.mel publié dans : au fil des jours communauté : Humour de tout genre
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Mercredi 23 avril 2008

Un jour, je serai la prof idéale.


Je serai organisée, avec des classeurs bien rangés, aucun papiers volants, des cahiers ou pochettes bien classées.


Je ne garderai pas tous les articles, documents, bouquins qui trainent sous prétexte qu’ils pourront servir un jour. Je saurai immédiatement ce qui va me convenir, me servir.


J’aurai un bureau bien rangé, sans aucune pile de tout un tas de truc qui traine par terre. D’ailleurs, j’aurai mon bureau, et non pas un bureau/salle multimédia/chambre d’amis/air de jeux pour les enfants.


J’aurai toujours mon matériel ; mes stylos pour tableau blanc marcheront tous impeccablement, je les aurai vérifié avant chaque cours. Et puis même s’ils ne marchent pas, j’aurai des stylos en réserve. Je n’aurai jamais besoin de courir à l’intendance pour en avoir d’autres.


J’aurai tous mes cours prêts des jours à l’avance, ainsi qu’une flopée d’exercices en rab pour faire travailler mes élèves.


Je ne préparerai jamais mes cours au dernier moment, à l’arrache, le soir jusqu’à une heure du matin.


J’adapterai toujours les cours à mes élèves ; jamais au grand jamais je ne réutiliserai un cours d’une classe pour le faire à une autre classe, même si c’est le même sujet.


J’arriverai en cours sereine, tranquille, détachée du monde, concentrée sur la réussite de mes élèves, imperturbable, insensible aux vols des mouches en l’air, car bien sûr, il n’y aura pas dans ma classe d’autre bruit que celui des mouches.


Je concilierai sans aucune difficulté ni le moindre ras le bol mon travail d’enseignante et de professeur principal. J’aurai toujours toute disponibilité pour recevoir les parents qui le désirent, écouter mes élèves ou mes collègues.


Je ne serai jamais en retard pour imprimer les conventions de stage : de toute manière, je maitriserai parfaitement l’usine à gaz qui nous sert de logiciel de gestion des périodes de formation en entreprise. Et comme mes élèves m’auront rendu toutes leurs conventions en temps et en heure, sans aucun retard, pas de souci.


J’aurai toujours le temps et l’envie de transmettre toutes les infos merdiques à mon équipe pédagogique (les démissions, les inclusions, les exclusions, les admissions, les formations, les dates de soutenance, les projets pédagogiques…).


Je saurai deviner tous les non-dits qui sous-tendent les relations entre les différents membres de l’établissement : je saurai louvoyer entre les écueils avec diplomatie et sérénité.


Un jour, je serai la prof idéale. En attendant, je fais ce que je peux avec mes défauts et mon sacré enthousiasme qui ne me lâche pas, fort heureusement !

par BBK.mel publié dans : humeur communauté : La communauté pédagogique
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Dimanche 20 avril 2008
En attendant la reprise, on se remémore les bons moments des vacances...

Ma vision sympa du matin...


Rencontre avec le yeti...

On a même croisé le fantôme de Sleepy Hollow


Nous avons fait un tour du côté du Texas entre cow-boys et indiens...

Un petit tour par le mexique...


Un autre par la jungle...

et on finit par la préhistoire

De bons souvenirs pour bien commencer le boulot !

par BBK.mel publié dans : au fil des jours communauté : Ca et là
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